20 février 2007

Rock'n Roll is not dead

Et voilà, pour bien débuter l'année du cochon, un dossier consacré à la musique indépendante taiwanaise. Et c'est en français. Pour ceux qui pensent encore que la musique taiwanaise se résume à Teresa Teng et A Mei, et bien, il faut se réveiller.

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Au programme trois articles pour débroussailler la question. Historique, maisons de disques et un topo sur le groupe Clippers, excellent groupe au demeurant. Bonne lescture.

01 janvier 2007

Une page qui se tourne

"Paris - Taipei, Open Ticket" c'est terminé avec l'année 2006. Je vais vous proposer très bientôt une autre nouvelle. Je vais d'ailleurs vous soumettre deux versions d'une même nouvelle.

Mais en attendant, je vous souhaite une très bonne année 2007 que vous soyez à Taiwan ou ailleurs.

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Et comme vous pouvez le constater, l'année 2007 est sponsorisée par Sony...

16 novembre 2006

He is back

Vous le reconnaissez ? Zhutoupi (豬頭皮) est un vieux routard de la musique à Taiwan. Il s’est spécialisé dans le genre chansons comico-politiquement engagées depuis dès début des années 90. Il a commencé chez le désormais mythique label "Crystal Records". Aujourd’hui il nous revient avec un album... de chansons pour téléphones portables. Heureusement que celui-ci est sous licence Creative Commons (ça va faire plaisir à Pierre, cf. Commentaire sur « En attendant le second chapitre ».Pour ceux que ça intéresse :

http://pierre.equoy.free.fr/blog/index.php?2005/08/22/cre...

Après quelques années de silence médiatique, my new best friend Jutoupi (dont le nom est aussi parfois écrit Chu Tou Pi ou Joy Toppy ou que sais-je) s'est fait depuis l'an passé le champion de la cause Taike (台客). Pour ceux qui ne seraient pas au courant, c'est un vieux terme déterré en premier par le groupe LTK Commune (cf. leur album de 1999 intitulé Revenge of the Taike, 台客的復仇). Et la "Taike attitude" est désormais très à la mode en musique comme dans la vie de tous les jours. C'est peut-être un peu confus, je reviendrai sur les Taike à l'occasion. 

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14 novembre 2006

BG - Chairman

Bon et bien pour patienter, voici un extrait musical collector. La chanson s'intitule "BG". Prononcez à l'américaine et vous obtenez une expression en taiwanais qui signifie quelque chose comme "être de la loose". Ce morceau provient du premier album du groupe Chairman (董事長) sorti en 2000 que j'écoute en boucle. Rien de tel pour se mettre dans une ambiance taiwanaise. 

 
podcast

12 novembre 2006

Paris-Taipei, Open Ticket : Chapitre 3

3 / UN SAMEDI SOIR SUR LA TERRE

Hoping East road, section 2, samedi, dix heures du soir. La ville n'est toujours pas en somnolence. Les embouteillages se dissipent à peine. Les passants pressent le pas, mais la rue grouille toujours. Les écoliers vêtus d’uniformes sortent par groupes des écoles du soir, gavés de cours, exténués par une journée d’étude qui leur assurera peut-être l’entrée dans une université bien classée. Mais pour le moment ils chahutent, se bousculent, rient à gorge déployée. Ils relâchent la pression, héritée d’un système scolaire basé sur le systématisme et aussi la compétition. 
Les lumières se font multicolores. Le ciel épais, lourd de nuages gorgés d’une pluie qui ne demande qu’à s’abattre et la chaleur ne relâche pas son étreinte. Au numéro 127, rien de spécial, si ce n'est que l'on remarque une concentration anormale d'étrangers, ceux que l’on dénomme « adoa ». Comme on nous appelle, nous, les Occidentaux.
Un rideau de métal est aux trois quarts soulevé, laissant un trait de lumière pourfendre la pénombre. Dès l'entrée étranglée, la musique assaille les oreilles. Je bouscule deux Irlandais - si j'en crois leur accent - en grande conversation, une bière à la main. Et je monte, j’escalade presque l’étroit escalier abrupt qui conduit à la caverne d'Ali Baba noctambule. La bouffée d'air froid distillée par un climatiseur en surrégime me fait un bien fou. Je m'avance. Le bruit, l'air enfumé, les gens, la foule, qui lentement se laisse aller au rythme de l'alcool ingurgité, tout m'incite à m'installer dans l'ambiance du pub. Je me faufile jusqu'au comptoir, commande un « screwdriver ». Je sirote et je regarde tout autour de moi, à la recherche d'un visage familier, quasi machinalement. Même si pour moi, ce soir le visage familier aura forcément Lisa pour prénom.
Ici, on fait la fête, exclusivement. Pas de visages fermés, seulement des souriants, des tous rougis par l'alcool, l'excitation des discussions, des rencontres. Comme si j'étais un peu extérieur à tout cela, un peu autiste, je bois à nouveau une gorgée de mon élixir orangé et décide de faire quelques pas. Non pas que le bar soit immense, mais plus histoire de me donner une contenance et d'aller à la recherche de Lisa. Je dérange un couple qui se regarde dans le fond des yeux, manque de renverser mon verre sur ma chemise, bousculé à mon tour par un géant rouquin qui ne s'est même pas aperçu de ma présence, et finalement arrive près d'un billard. Là, deux jeunes Taiwanais s'affrontent d'une manière presque professionnelle, comme faisant abstraction de ce qu'il se passe partout ailleurs dans le pub. C'est là que je la vois : Lisa. Et je me fige. Une appréhension tout au fond du ventre, car va-t-elle seulement me reconnaître ? Après tout, je ne l’ai rencontrée qu’une fois.
Lisa n'est pas seule, évidemment. Elle tourne la tête dans ma direction comme si elle avait senti ma présence, et me fixe. Ses yeux brillent et elle affiche soudain un large sourire. Elle me fait signe de la main. J'approche. Ses cheveux brun foncé légèrement ondulés ne sont plus ramassés au-dessus de sa nuque. Sa tenue vestimentaire est aussi plus sexy. Son Tee-shirt blanc décolleté laisse découvrir la base de sa poitrine, son jean taille basse met en évidence son nombril ornementé d'un anneau d’argent.
Elle se lève et me tire par le bras. Son regard est pétillant. Je sens sa main toute chaude glisser vers le creux de la mienne, étrange impression d'un lien familier m'unissant à une quasi inconnue. Je me laisse envahir par cette douce tentation, profitant du temps présent, surtout ne pas penser, pas maintenant. Je tire une chaise et m'installe à la table, tout en posant ma boisson. En jetant un coup d'œil circulaire, je fouille machinalement la poche arrière de mon jean et en sort un paquet blanchâtre bien écrasé. J'en tire une cigarette aplatie que je mets aussitôt à la bouche. Pendant ce temps-là, Lisa a commencé de jouer son rôle de facilitateur social, en m’introduisant auprès de chaque personne présente autour de la table. En m'arrêtant sur chaque visage, je ne manque pas de sourire et de répéter niaisement chaque prénom, le visage coloré par une certaine gêne.  Il y a Matt, l'Américain de Détroit, la vingtaine à peine, qui est ici pour, comme quelques milliers d'autres, enseigner l'anglais, mais pas seulement. Et cela il n'a pas besoin de le dire. C'est perceptible. Il se sent aussi l'âme d'un ambassadeur, vantant les mérites d'une Amérique déjà obsolète, esclave aveugle d'une nation tentaculaire, comme s'il ne pouvait se contenter d'être Matt, l'Américain à la casquette des Tigers vissée sur la tête. À ses côtés se trouve Ellen, américaine elle aussi, mais qui a l'air beaucoup moins porteuse d'une identité. Puis il y a Josh, Canadien de nationalité, mais d'origine taiwanaise. Lui est de Vancouver et fait en quelque sorte un retour aux sources. Il est rentré pour apprendre à écrire le chinois, qu'il parle déjà couramment via ses parents installés sur la côte ouest de Canada voilà déjà quelques décennies. J'apprends que tout ce beau monde est ce qu'il y a de plus précieux pour Lisa ici : ce sont ses amis. Et tout le monde acquiesce. Alors pour ne pas avoir l'air trop bête et ne sachant pas que dire, je fais de même.
Puis d'un bond, Lisa se tourne vers moi, me regarde droit dans les yeux, me prend la cigarette des mains, la porte à ses lèvres, tire une bouffée, elle recrache une volute de fumée, puis pose le mégot sur le cendrier couvert de publicité. Je ne perds rien de ce délicieux enchaînement de mouvements. Et elle dit : 

- Voici Vincent. Vincent est Français !

Les regards se concentrent sur ma personne. J’entends même un petit « really ? » qui décèle un rien de raillerie, l'air de dire « and so what ? ». Mais je ne peux pas en vouloir à ce pauvre Matt, car je pense la même chose. « And so what ? ». J'en veux plutôt à Lisa, de m'avoir présenté de la sorte. Comme si le fait d'être Français était une qualité en soi. Mais elle sourit. Elle se tourne vers moi à nouveau l'œil plein de malice et ajoute :

- Les Français sont si romantiques !

Ce n'est pas la première fois que j'entends cette expression toute faite. À Paris, Kate m'avait déjà dit cela sans ne jamais pouvoir argumenter pour autant. À croire que le romantisme est perçu à l’étranger comme une qualité intrinsèque de la France. Je ne tente alors pas d'intervenir, de me disculper, de me justifier. Je conserve simplement mon air gêné. Mais je me rends très vite compte qu'à cette table cela tiens plus de la plaisanterie, une manière de railler certains Taiwanais dont la vision des étrangers est faite de stéréotypes. Ironiser simplement, mais sans incidence. Pas de grands discours qui suivent. Ce n'est pas le lieu. Ici, un samedi soir, on ne se prend pas au sérieux. Parler pour se faire plaisir, être léger, volage. D'ailleurs Josh s'est déjà levé suivi de Lisa. Ellen me parle déjà d'autre chose. Elle me parle d'un film qui vient de sortir, me dit que c'est très bien, qu'elle est allée le voir deux fois. Moi, je n'ai jamais entendu parler de ce film. Je viens tout juste de débarquer. Et surtout j'ai Lisa dans la tête.
Et c'est précisément le moment où elle et Josh sont de retour, des boissons plein les mains. Lisa me tend un autre screwdriver en lançant à mon adresse : « C'est pour toi ». Matt attrape une bouteille de bière et entame une discussion avec Ellen à propos du film auquel elle vient tout juste de faire allusion, puis tous les deux se lancent dans de grandes théories sur le 7e art. Josh s'est de nouveau échappé, et comme par enchantement, il ne reste plus que Lisa et moi à la table. La musique ambiante mêlée au brouhaha crée un bourdonnement permanent. L'alcool, désormais m'enrobe. Et je me décontracte. Enfin. Je crois même que c'est mon premier moment de réelle détente depuis que j'ai posé le pied sur cette île. Je baisse enfin la garde. Je me sens bien, plus si loin de chez moi. Cet environnement devient un peu le mien.
Je voudrais m'approcher de Lisa et lui dire quelques mots. Quelques mots pour rompre un silence trop encombrant même au milieu du vacarme. Mais je n'en ai pas le temps. Elle sort un téléphone portable de son petit sac accroché à la chaise. Comme elle le porte à son oreille, un pendentif lumineux fait un va et vient intensif qui m'hypnotise l'espace d'un instant. De là, mon regard se pose sur le visage de Lisa. Son oreille, son nez, ses lèvres, elle sourit, son cou, sa nuque partiellement dissimulée par des cheveux presque noirs probablement teints.
Je me lève, à mon tour, et la laisse en grande conversation téléphonique. Même si je m'interroge sur sa capacité à entendre quoi que ce soit dans un tel environnement, au milieu d'un tel chaos sonore. Je me lève donc. Je traverse la pièce, et me dirige vers les toilettes. J'en ressors et m'accoude au bar. L'air devient chaud, très chaud, l'alcool sans aucun doute. Et je recommande. De la Tequila. Le gars d'à coté me regarde, se tourne vers ses deux amis, et me regarde de nouveau. Il me tape sur l'épaule et me lance :

- Toi, tu n'es pas Américain ! Tu es Européen !

 Puis il me fait un large sourire. Je le regarde à mon tour, un peu interloqué.

- Ouais, c'est vrai !  Ça se voit tant que ça ?
- D'où viens-tu ?
- De France et toi ?
- Nous sommes frères. Je suis Polonais !

Puis il se lève de sa chaise et se colle à moi. Son verre toujours à la main, il m'étreint, ses larges mains posées bien à plat contre mon dos. À vrai dire, je n'avais jamais envisagé les choses sous cet aspect-là. Mais après tout pourquoi pas. La proximité géographique et la vodka ou la tequila aidant, un Polonais peut bien être mon frère dans un bar à Taipei. Et nous triquons à l'amitié.
De l'autre côté, Lisa vient de me rejoindre. Ses yeux se font doux. C'est elle qui prend l'initiative de la conversation. Elle me pose des questions passe-partout : comment ce sont passé mes premiers jours d'installation, si je m'adapte, si j'aime cette ville, si j'ai commencé à apprendre le chinois, si j'ai rencontré des gens. Tout cela est encore tout frais pour moi. Je lui réponds à peine. Elle me dit alors qu'elle comprend ce que je ressens, qu'elle est passée par là, que ça fait toujours ça la première semaine. Elle me dit de ne pas m'en faire, que ce soir il ne faut penser à rien. Penser à rien, boire et faire la fête. Elle commande aussi sec plusieurs verres de tequila pure. Le serveur dispose un pot rempli de sel et un autre quartier de citrons. Lisa dispose méticuleusement une pincée de sel sur le morceau de peau qui sépare son pouce de son index. Elle lèche ensuite discrètement le sel ainsi déposé. Puis elle me tend un verre et me dit : « Cul sec ! ». Puis d’une manière quasi-frénétique et instantanée, elle mord avidement dans un quartier de citron.
Une demi-heure plus tard, je suis dans un état vaporeux. Lisa me dit qu'elle veut aller danser. Je lui réponds que moi aussi. En fait, je n'aime pas vraiment me trémousser, je me trouve toujours un peu ridicule en accomplissant cet exercice de style. Pourtant ce soir, je dis oui, désinhibé que je suis et sous le charme. Aussi. Dix minutes plus tard, je me retrouve à l'intérieur d'une boîte. Je ne saurais dire comment j'y suis arrivé mais cela est encore plus délicieux, comme entouré d'un certain mystère. Les yeux mi-clos, je me balance au rythme des basses sur des airs de musique électronique. Beaucoup d'Occidentaux, beaucoup de mélanges, la fête, partout autour, mais pas seulement la joie, une sorte de rage qui voudrait bien exploser, monter à la surface, une soif de vivre, comme j'ai rarement vu. Les jeux de lumières rendent la scène des danseurs assez surréalistes, des robots magnifiques, obéissants au même ordre, répondant aux attentes improbables d'un invisible gourou. Et moi au milieu de tout cela, de tous ceux-là. Et Lisa en face de moi. Je sens alors que c'est le moment, et je me rapproche d'elle. Je l'enlace, elle se dérobe. Je refais une tentative d'approche, elle me tourne le dos et va s'asseoir. Je la rejoins. Elle me prend alors par la main et m'entraîne à l'extérieur. Au dehors, la température est tombée de quelques degrés. La quiétude retrouvée tranche à tel point avec le vacarme qui régnait à l'intérieur de la boîte que je suis assourdi pour de longues minutes. L'air relativement frais me fait du bien. Je retrouve quelque peu mes esprits et pour le coup, je commence à me sentir grotesque. À côté de nous, un marchand ambulant vend des saucisses grillées qu’il fait cuire sur un barbecue disposé sur un tricycle.
Je scrute le visage de Lisa. Par faiblesse, par timidité, peut-être, je n'ose pas rompre le silence de plus en plus embarrassé qui s'installe entre nous deux. Comme je me sentais proche d'elle, il y a quelques heures, quelques minutes même et comme soudain nous nous éloignons. Difficile de dire si cela se passe dans ma tête ou si Lisa a les mêmes impressions. Toujours est-il qu'elle reste assise sur le trottoir, les yeux ailleurs, un ailleurs où visiblement je n'ai pas ma place. Moi, debout, l’épaule apposée à une façade vitrée, je ne fais plus un seul mouvement. Dans une respiration sonore, elle se tourne enfin vers moi. Je fais un pas en sa direction. Elle me scrute comme pour chercher la réponse à une question qu'elle aurait mentalement formulée à mon attention. Elle porte une cigarette à ses lèvres que je trouve soudain d’une finesse incroyable. Le silence me devient insupportable et je balance un, « je suis désolé », presque machinalement, presque malgré moi. Lisa ne bronche toujours pas. Je m’avance alors encore dans sa direction et finalement, après quelques petits pas mal assurés, je m’asseye à ses côtés, les bras croisés sur les genoux. Je m’interroge : la bonne solution est-elle de partir ou bien de rester. Sans savoir si une bonne solution existe seulement. Alors j’ajoute :

- Vraiment, je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris !

Lisa s'anime enfin. Elle jette sa cigarette tout juste fumée à moitié, l'écrase d'une manière volontaire, fait pivoter sa tête comme pour se décontracter et me dit dans un bâillement :

- That's OK. Ce n'est pas de ta faute. Ce sont les garçons.

Puis, puisant dans ses dernières ressources, elle se tourne de tout son buste et me fait face. Elle lâche alors :

- Je n'aime pas les garçons. Tu vois, c'est moi qui suis désolée. Ce soir je voulais m'amuser, c'est tout. Peut-être est-ce ma faute. Mais je voulais simplement que nous nous amusions tous les deux. Pas plus. Tu sais je t'aime bien. Tu es « cute ». Mais j'aime une fille, une Taiwanaise.

Et là, elle se met à me dévisager comme pour mieux examiner mes réactions. Comment croit-elle que je vais réagir. Son visage est toujours aussi doux. Pourtant dans mon for intérieur, c'est la douche froide. Soudain, je me sens vain et ridicule. Ridicule d'avoir tenté de jouer de mes charmes. J'ai la sensation d'avoir été dupé aussi, trahi, en quelque sorte. Mais de cela, je ne laisse rien transparaître. Je me contente d'arborer un sourire niais. Soudain, Lisa me tend la main.

- Nous sommes amis ?
- Nous sommes amis.

 

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08 novembre 2006

En attendant le troisième chapitre de « Paris – Taipei, Open Ticket »…

En attendant le troisième chapitre de « Paris – Taipei, Open Ticket »…

Une question a été posée par « AR » à l’occasion d’un commentaire sur le premier chapitre. AR demande pourquoi Vincent serait-il plus spectateur qu’acteur de sa propre vie, alors qu’il part à l’autre bout du monde. La question m’a interpellé.

Je vois Vincent comme quelqu’un qui ne prend pas réellement d’initiatives. Il se laisse porter par les évènements. Même en partant pour Taiwan. Ce n’est pas une décision qu’il a pris. Au contraire. Il part parce que sa copine et lui avaient décidé en commun de partir pour Taiwan, et qu’une fois qu’elle l’a laissé tomber, il n’ose pas en quelque sorte interrompre le cours des évènements. En réalité ce n’est pas aussi tranché que cela. Mais c’est la manière dont je vois ce personnage. Il subit beaucoup plus les évènements qu’il ne tente de les influencer ou de les provoquer. Par ailleurs, il est, dans ce récit la personne par laquelle on peut découvrir Taiwan. Mais ce sont surtout les autres personnages qui sont actifs. Quoi qu’il en soit c’est intéressant de voir ce qui vous interpelle dans ce récit. Merci.

Je voudrais également répondre à Nouga qui espère quelques morceaux de musique rock sur ce blog. Je n’y avais pas pensé, mais c’est une idée. Il faut simplement que je me procure un logiciel pour couper les MP3. Mon espace étant limité, je mettrai des extraits pour vous donner une idée des ambiances.

Voilà merci encore pour vos commentaires. La suite « Paris – Taipei, Open Ticket » dans quelques jours.

03 novembre 2006

C'est Festival !

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Le troisième festival Indie va avoir lieu le week-end prochain à Taipei, à Huashan (anciens studios de la Central Motion Picture Corporation). Cette année, le festival s'intitule "Horny exchange", tout un programme. Et justement au programme : Chairman (董事長) , Clippers (夾子), Asia Power et bien d'autres. Voilà je fais tourner l'info ! ! ! !